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LGV - Entretien avec Alain Vidalies : « Une réunion constructive et positive »

Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, a rencontré Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, mardi 14 avril 2015 à Paris, avec Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole, et Michel Aujoulat, 1er vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’Environnement et du Développement durable. Cet entretien fait suite à une demande d'audience formulée après que la commission d’enquête ait rendu un avis défavorable sur le projet de LGV concernant les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

 

Les élus qui se sont rencontrés le 14 avril dernier ont rappelé que l'avis défavorable sur le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) concernant les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax apparaissait fortement influencé par une ambiance défavorable aux grands projets pourtant indispensables pour préparer la France de demain et relancer son économie. Ils ont exprimé leur regret quant à l’insuffisante prise en compte des nombreux représentants des forces vives de ce territoire favorables à la LGV, alors que la défection financière de nombreuses collectivités sur la ligne Tours-Bordeaux, indépendante du sujet, a conduit la commission à estimer que le financement de GPSO serait impossible.

 

Ne pas réaliser GPSO serait un scénario de l’inacceptable et du déclin. Ce serait accepter de faire circuler sur la même ligne des trains à des vitesses très différentes, avec des conséquences dramatiques : la saturation des voies existantes, les risques d'insécurité, le blocage à terme du corridor atlantique et les nuisances pour les populations riveraines de la voie actuelle.

 

Ce serait aussi, et surtout, ne plus maîtriser les emprises du projet, et renoncer ainsi de manière irréversible à tout projet de ligne nouvelle dans le futur, l'étalement urbain grignotant peu à peu toute possibilité de le réaliser à terme. A l’heure où le gouvernement désigne les capitales régionales, ce serait priver de compétitivité et d’attractivité l’ensemble des territoires au sud de Bordeaux puisque l'accessibilité reste le facteur-clé de localisation des activités économiques. Ce serait aussi tourner le dos à la péninsule ibérique et aux partenaires européens.

 

Les élus ont donc insisté sur le caractère absolument indispensable au développement du GPSO. Ils ont invité le secrétaire d’Etat à donner l'autorisation de poursuivre ce projet et à donner un avis positif à la déclaration d'utilité publique. « La réunion était positive et constructive. Une décision du gouvernement est attendue d’ici la fin de l’été. J’ai insisté sur la nécessité de répondre aux arguments avancés par la commission d’enquête. J’ai invité SNCF Réseau de faire un important travail de pédagogie sur le coût, les gains de temps et les solutions alternatives. Le Sud-Ouest ne peut pas être un no man’s land sur le plan des transports. L’enjeu est crucial : il s’agit de ne pas insulter l’avenir » indique Alain Rousset.